lundi 25 novembre 2013

PDS, urgences, Hôtel-Dieu : Claude Evin droit dans ses bottes



 Patron de l’agence régionale de santé (ARS) francilienne, Claude Evin a justifié ses choix en matière d’organisation de la permanence des soins et des urgences en Ile-de-France, lors d’un débat organisé mercredi 13 novembre à Paris (*).

Plusieurs médecins ont interpellé le directeur général de l’ARS sur des cas concrets. Vers qui doivent se tourner les patients en cas de pyélonéphrite en dehors des horaires habituels d’ouverture des cabinets libéraux ? Les urgences ? Un service d’urologie-néphrologie ouvert de nuit ? Le médecin traitant ? L’ex-ministre de la Santé s’est voulu rassurant, au risque de donner l’impression de botter en touche : si les patients peuvent connaître des difficultés à identifier les structures existantes, ce n’est pas le cas de « ceux qui assurent les transports, le SAMU et les pompiers ».

Le directeur de l’ARS a assumé la réorganisation des urgences et de la PDS dans la région, comme en chirurgie viscérale et orthopédique. « Avant février 2012, 84 établissements assuraient la PDS dans cette spécialité. Aujourd’hui, 34 établissements ont été retenus pour la qualité de leur prise en charge et selon certains critères, notamment leur engagement à ne refuser aucun patient ».


Pas de désert médical parisien

Sur l’Hôtel-Dieu, hôpital au cœur de Paris dont la réorganisation controversée vient de conduire à une crise à la tête de l’AP-HP, Claude Evin a affiché son pragmatisme face à  ceux qui dramatisent ce dossier. « Il y a bien longtemps que les services d’hospitalisation lourde sont partis de l’Hôtel-Dieu », a-t-il commenté. La fermeture des urgences ne serait « pas le problème » puisqu’un service de consultation 24 H/24 doit prendre le relais dans la plupart des cas.

« Depuis le début de l’année, en dehors de la trentaine de patients quotidiens amenés par les services de secours [ce qui n’est plus le cas], les urgences de l’Hôtel-Dieu ont accueilli en moyenne 70 patients par jour, dont seuls 4 % ont nécessité une hospitalisation », a-t-il relativisé. Et d’insister : l’hôpital Cochin « n’est qu’à quelques minutes » de l’Hôtel-Dieu ; et Paris « n’est pas un désert médical ».

Sur son rapport avec les médecins de ville, Claude Evin a évoqué le « partenariat de qualité » qu’il affirme entretenir avec l’URPS médecins (union régionale des professionnels de santé). Conscient des « difficultés » que connaissent les cabinets de groupe franciliens, il a admis le « manque de moyens et d’outils » dont dispose l’ARS pour les épauler.

Anne BAYLE-INIGUEZ

* par l’agence de conseil Nile consulting

Source "Le Quotidien du Médecin"





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