mercredi 17 juillet 2013

Fuite d'iode radioactif à l'Hôpital Saint-Antoine



L'Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (APRI)  a publié  un communiqué (1) suite à la mise en ligne d'une information diffusée par l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) faisant état de fuites d'iode 131, par les canalisations des sanitaires du service de médecine nucléaire, à l'Hôpital Saint -Antoine (AP-HP).

L'APRI a précisé que ..."même si cet incident a été classé de niveau 1 (sur l'échelle INES (qui en compte 8 pour rappel) il n'en demeure pas moins que les risques de contamination radioactive existaient, et que des agents ont été contaminé, reste à savoir si ils ont fait l'objet d'une contamination interne ce qui serait plus préoccupant..." 

Pour l'APRI ; ..."ce genre d'incident démontre que les canalisations et globalement le système de récupération doivent être régulièrement contrôlées ce qui n'a pas été le cas. Il convient d'assurer dans tous les services qui utilisent des produits ionisants une sécurité optimale.C'est encore là la preuve que le manque de personnels, et un manque d'informations entraînent des situations qui ne sont pas sans conséquences pour les personnes (agents, usagers...) et l'environnement, il est temps, tout autant, d'imposer une obligation de contrôle strict et quotidien réel  des canalisations, et autres,  utilisées avant le rejet dans le circuit général d'assainissement".

Selon l'ASN l'incident est considéré sans gravité apparente malgré  la dispersion d'effluents radioactifs provenant des sanitaires des chambres d'hospitalisation ( incident rapporté le 26 juin dernier par la Direction du Centre hospitalier) il est certes pris en considération que "La gestion de cet incident a entrainé une exposition anormale de deux plombiers de l’établissement, qui ont identifié l’origine de la fuite, et d’un agent d’entretien prestataire, qui a procédé au nettoyage d’une des zones contaminées en ignorant la nature radioactive des produits déversés (2)."

" L’ASN a rappelé à la direction de l’établissement ses responsabilités en termes de suivi médical du personnel exposé, de mise en place d’une signalisation adaptée des zones contaminées et des modalités à mettre en œuvre en termes de suivi du personnel intervenant dans ces zones. La direction de l’hôpital dispose d’un délai de deux mois à compter de la déclaration d’incident pour fournir à l’ASN le compte-rendu d’événement qui devra détailler les causes de l’incident et les actions correctives engagées ou à venir. L’ASN vérifiera que les engagements pris par l’établissement seront effectivement mis en œuvre."


(A suivre)



1) Communiqué PRI 305-1310
2) Dans les deux cas il y a un problème de formation et/ou de bonne information des agents sur les dangers pour leur santé  lors de fuites de certaines canalisations ou d'approche de lieux pouvant être une source de contamination radioactive...

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