jeudi 25 avril 2013

Le Sénateur Michel Billout interroge le gouvernement concernant l'avenir des structures publiques en Seine-et-Marne



(Question orale adressée à Madame la ministre des Affaires Sociales et de la Santé)

Monsieur Michel Billout attire l’attention de Madame la ministre des Affaires Sociales et de la Santé sur la situation sanitaire en Seine-et-Marne. 

Ce département, le plus grand d’Île-de-France, a subi ces dernières années, sous la pression du précédent Gouvernement, un mouvement de fermeture et de privatisation de services qui ont laissés ses hôpitaux publics en situation difficile. 

La gestion libérale et purement comptable imposée aux hôpitaux a eu de graves répercutions en terme de compression de personnel, d’aggravation des conditions de travail et de baisse de qualité du service rendu.

Dans les établissements de Melun, Fontainebleau et Montereau, notamment, les personnels dénoncent les restrictions budgétaires qui nuisent à la qualité des soins et s’inquiètent de la pérennité des services. Ainsi, à l’hôpital de Monterau, est abandonné le chantier du pavillon mère-enfant qui devait accueillir le service de néonatalogie ainsi que la maternité mais également des blocs chirurgicaux. Un service de réanimation comportant huit lits a bien été réalisé mais il est déjà menacé de fermeture à l’horizon 2014...

La situation de l’hôpital de Fontainebleau n’est pas meilleure : les investissements indispensables à l’avenir de cet établissement ont été bloqués à cause d’un projet de nouvel hôpital public/privé aujourd’hui abandonné.

Pour autant les incertitudes sur le devenir de l’hôpital public demeurent. Va-t-il rester de pleine exercice, être modernisé Il s’interroge sur la place qu’occupera cet établissement dans les projets de coopération souvent évoqué entre les quatre hôpitaux du sud Seine-et-Marnais. Avec le lancement annoncé du futur hôpital public/privé de Melun, quelles certitudes ont les personnels et les usagers des trois autres hôpitaux de ne pas se voir fermer des services au bénéfice du secteur privé comme c’est le cas avec la radiothérapie, l’imagerie médicale ou la chirurgie à Jossigny, dans le nord du département. Dans un contexte de baisse de pouvoir d’achat et de restriction d’accès au soins d’un nombre de plus en plus important de la population, le sénateur souhaite connaître les dispositions que compte prendre le gouvernement pour redonner les moyens aux établissements publics de santé de remplir leurs missions et répondre aux besoins des usagers.

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