samedi 26 janvier 2013

Au CHU de Grenoble-La Tronche, les médecins des urgences menacent de démissionner


Vendredi dernier, les médecins urgentistes du CHU de Grenoble ont adressé une lettre ouverte à leur hiérarchie. Ils y réclament des moyens supplémentaires.


Les médecins des urgences du CHU de Grenoble-La Tronche menacent la direction de démissionner si les conditions d'accueil des patients ne sont pas améliorées, dénonçant "un manque flagrant de moyens" pour assurer la sécurité des malades.

Si rien n’est fait d’ici un mois, ils menacent de partir. Ils ont été reçus samedi par la direction.
"Stop à une maltraitance institutionnelle organisée", ont écrit les médecins urgentistes du CHU grenoblois. Selon le Docteur Clara Candille, "la nuit, il n'y a qu'un seul médecin urgentiste qui doit s'occuper parfois d'une quarantaine de patients. Certains malades patientent jusqu'à 48h sur des brancards faute de lits alors qu'ils ne sont pas censés rester plus de six heures au service des urgences, sans compter les plateaux repas qui doivent alors être rationnés".

"La dignité et la sécurité des malades est en jeu", ajoute le Docteur Candille qui raconte "avoir eu peur pour la santé de ses patients, en particulier des personnes âgées plus nombreuses en hiver, qui ont dû patienter de longues heures dans les couloirs".
"L'équipe médicale est épuisée. On n'en peut plus", préviennent les urgentistes, qui demandent un poste de médecin supplémentaire ainsi que l'emploi de personnes s'occupant du travail administratif pour placer les malades dans les différents services et l'ouverture de lits destinés aux patients des urgences. Si leurs revendications ne sont pas écoutées d’ici un mois, les médecins menacent de démissionner collectivement.
Une nouvelle réunion doit avoir lieu mercredi. Les urgentistes sont soutenus par le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers Anesthésistes Réanimateurs Elargi (SNPHAR-E).




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire