dimanche 9 décembre 2012

Un centre de recherche en immunologie de pointe, à Marseille

C'est le deuxième  centre de ce type dans le monde, le premier se trouvant,  depuis  janvier 2008, en Indonésie (1).
 Ses objectifs : décrypter les secrets des 25 000 gènes qui composent l'être humain: c'est là le pari ambitieux du Centre d'immunophénomique (Ciphe), qui ouvrira officiellement dès le mois de février à Marseille.

 «C’est l'immunologiste Bernard Malissen qui est à l’origine de cette idée, le Ciphe réunira 40 ingénieurs et techniciens qui se pencheront au cas par cas sur les milliers de gènes du génome humain.

 Objectif de ce vaste projet: isoler chacun des 25 000 gènes humains, grâce à des souris, modifiées afin qu'il leur en manque un. Elles seront ensuite exposées à des agents pathogènes, comme la tuberculose ou la peste, afin de déterminer le rôle de ce gène manquant face à ces agents.

C'est comme une voiture: si on enlève une pièce et qu'on continue à rouler, on voit bien à quoi sert cette pièce. Pour certaines on voit tout de suite si elles sont importantes, mais pour d'autres, comme la roue de secours, il faut attendre plus longtemps pour voir à quoi elles servent, explique M. Malissen.

Ce chercheur qui a rejoint le centre d'immunologie de Marseille à la fin des années 70 réalise avec le Ciphe, inauguré officiellement vendredi dernier, le rêve de sa carrière. (Source AFP) »

  «Ce centre, c'est le chaînon manquant entre la recherche et le lit du malade »  précise le délégué régional de L' Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
Trois pôles qui utiliseront les résultats des recherches du Ciphe. Pour la cancérologie, par exemple, le décryptage génique pourra permettre d'étudier s'il existe des gènes de prédisposition à certaines tumeurs. Un premier bilan clinique est attendu dès 2015, avec comme but la publication sur internet des résultats de 5.000 gènes.

Le Ciphe bénéficiera de retombées économiques fondées notamment sur les droits de propriété intellectuelle de chaque typage de gène utilisé par l'industrie pharmaceutique…

La haute technicité des installations justifie le coût du projet (16 millions d'euros), ainsi pour des raisons de sécurité, il a été installé un système d'aération complexe, qui assure la sécurité des salles où les virus seront inoculés.

La ville de Marseille, l'Inserm, le Conseil régional, le Conseil général, l'Académie d'Aix-Marseille et l’État participent au financement.

1)  C'est le professeur Philippe Kourilsky, professeur au Collège de France qui est à la tête du Réseau d'immunologie de Singapour.


Sources :
AFP 
Ambassade de France en Indonésie


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