mardi 4 décembre 2012

Selon une étude : La santé coûte sept milliards de trop en Suisse


Le manque d'efficacité du système de santé coûte entre six et sept milliards de francs par an, estime une étude mandatée par les Académies suisses des sciences. Elle conseille aux médecins et hôpitaux de collaborer davantage afin de faire baisser la quantité de traitements et, partant, les primes d'assurance de base.

Les coûts engendrés par les défaillances du système de santé représentent entre 9,5% et 11% de la totalité des coûts de la santé en Suisse, indiquent les Académies suisses des sciences dans un communiqué publié à l'occasion d'un colloque mardi à Berne. Dans le cadre de leur projet "Système de santé durable" lancé en 2011, elles ont chargé un groupe d'experts de déterminer les raisons du manque d'efficacité du système de santé actuel.

L'étude identifie trois causes: un manque de coordination et d'échange d'informations sur les patients entre médecins et hôpitaux, une tendance chez ces derniers à proposer davantage d'actes médicaux - même si ceux-ci n'apportent pas de bénéfice supplémentaire - ainsi qu'une tendance chez les assurés à exiger trop d'actes médicaux inutiles.

En conséquence, les primes de l'assurance de base ont augmenté de moitié en dix ans au vu des coûts élevés des méthodes modernes de traitement, expliquent les Académies suisses des sciences. "De nombreux assurés se heurtent déjà à leurs limites financières", écrivent-elles. L'analyse se base sur des études de la littérature suisse et étrangère ainsi que sur des entretiens avec des experts.
15 000 employés d'ici 2020

La durabilité du système de santé est menacée par la pénurie de professionnels. Un autre groupe de travail mandaté par les Académies des sciences estime que l'allongement de l'espérance de vie de la population exigera à lui seul au moins 15 000 employés de plus dans les institutions de soins de longue durée d'ici à 2020.

Les Académies suisses des sciences soutiennent "une augmentation significative du nombre de places d'étude pour les médecins et autres professionnels de la santé et une meilleure adaptation de leurs formations aux besoins des patients". Elles souhaitent aussi que soient développées de nouvelles formes de collaboration entre professionnels de la santé.

(Source ATS)

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