mardi 27 novembre 2012

Manifestons le 28 novembre pour la protection sociale



On constate la casse des conventions collectives, les fusions et les fermetures d’établissements dans la Sécurité Sociale, les hôpitaux et les centres de santé.

Paris n’échappe pas à cette logique capitaliste. La réponse à ces attaques doit être collective, l’assistance publique a déjà supprimé 4000 emplois sur Paris et il est prévu d’en supprimer 15000 cette année au niveau national.
On est en train de transformer la santé en secteur marchand qui génère des bénéfices comme on transforme le marché des maisons de retraite en marché rentable. On va se retrouver avec de belles cliniques qui feront des dépassements d’honoraires . Les propositions seraient d' investir directement auprès de la Banque centrale européenne qui pratique un taux de 0,75%, et de supprimer la taxe sur les salaires, mais il faut savoir si on veut consacrer plus de moyens à la santé ou plus d’argent aux profits financiers : telle est la question ?

Le capital ne doit pas s’emparer du budget de notre protection sociale basée sur la solidarité.
Rappelons que Lors d’un point presse Patrick Pelloux, président de l’Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF) a déclaré « Nous ne voyons rien d’autre venir que la fermeture de services d’urgence » citant les fermetures annoncées à Bressuire (Deux-Sèvres), Juvisy-sur-Orge (Essonne), Longjumeau (Essonne)... mais surtout celle de l’Hôtel-Dieu à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP rappelons que - La Commission médicale d’établissement (CME) de l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris), une instance au rôle majeur dans la politique médicale des hôpitaux, a voté à la quasi-unanimité la "fermeture progressive" des urgences de l’Hôtel-Dieu. Le service des urgences du plus vieil hôpital de Paris serait en train de vivre ses derniers instants.

C’est en tout cas ce que souhaite la Commission médicale d’établissement (CME), qui regroupe des médecins élus au sein de l’AP-HP. Elle vient de voter, à 55 voix sur 61 pour la fermeture progressive du service des urgences de l’Hôtel-Dieu au cours de l’année 2013.

Depuis le début de l’année, une dizaine de services de l’Hôtel-Dieu ont déjà été transférés à l’hôpital Cochin dans le XIVe arrondissement...en effet selon le docteur Pelloux qui s’exprime sur la décision de la Commission médicale d’établissement . "Nous sommes les deux seuls à avoir voté contre".
"Aucun ne pourra absorber le flux d’urgence de l’Hôtel-Dieu. Les urgences de Saint-Antoine sont vastes mais elles n’ont pas d’aval. À la Pitié-Salpêtrière, ils refusent de prendre des patients qui ne sont pas de leur secteur", a ajouté Patrick Pelloux. "Ni Cochin, ni Lariboisière ne sont en mesure d’absorber l’Hôtel-Dieu", a surenchéri Delphine Cantin, coordinatrice du Service d’accueil des urgences (SAU) de l’Hôtel-Dieu. sans COMPTER que La casse de l’offre de soins de l’AP-HP n’est pas tolérable pas plus que la dégradation des conditions de travail qui n’est plus supportable.

En effet, tous les personnels de l’AP-HP sont au bord de la rupture, la souffrance du personnel est grande .

Depuis des mois, les restructurations des hôpitaux se succèdent touchant tous les hôpitaux avec les suppressions de postes, les suppressions de services remettant en cause l’offre de soins publics le plan régional de santé 2012-2016 en Îe-de-France qui prévoit la casse du système de santé, de la protection sociale et la fermetures de services dans les hôpitaux a eu un refus. 

Martine Lozano
Militante associative

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