samedi 27 octobre 2012

Des spécialistes attentifs aux cas des malades co-infectés par le VIH et l'hépatite C

Des spécialistes se sont penchés jeudi et vendredi à Marseille sur la situation des personnes atteintes à la fois par le VIH et l'hépatite C, une co-infection qui représente une importante cause de mortalité chez les séropositifs et complique fortement leur prise en charge.



 «Sur les 130.000 personnes infectées par le VIH en France, 24% ont l'hépatite C », précise le Professeur Gilles Pialoux, vice-président de la Société Française de Lutte contre le Sida (SFLS), qui tenait son XIII ème congrès dans la cité phocéenne.
En France, l'hépatite C représente la troisième cause de mortalité chez les personnes infectées par le VIH.
Cette prévalence est surtout très forte chez les séropositifs usagers de drogues injectables - elle atteint alors 90%. Toutefois, les médecins notent l'émergence de nouvelles pratiques à risque chez les homosexuels hommes, comme le slam, qui consiste à s'injecter plusieurs drogues dans un but de performance sexuelle.



Dans leur prise en charge des patients co-infectés, les médecins doivent anticiper les interactions entre les médicaments antirétroviraux et le traitement de l'hépatite C.

 

Les débats de la SFLS portaient d'ailleurs en grande partie sur la nécessité de coordonner le travail des différents acteurs de la prise en charge de ces malades - médecins infectiologues et hépatologues, infirmières, assistantes sociales, psychologues...



 «Le médecin infectiologue et le médecin hépatologue peuvent parfois recevoir le patient ensemble, dans le même bureau, avant de lancer le traitement contre l'hépatite C » précise une infirmière,  présidente de l'association le Tipi, qui oeuvre à l'amélioration de la qualité de vie de malades du S.i.d.a et de l'hépatite C.



Elle souligne que « les personnes souffrant de la co-infection VIH/hépatite C cumulent souvent de nombreuses difficultés: précarité, problèmes de logement, maladies mentales »...



 «Beaucoup de gens n'ont pas du tout accès aux soins et pour ceux qui y ont accès, les traitements sont lourds et complexes », complète le Pr Pialoux.

Le vice-président de la SFLS se veut cependant optimiste. Il y a au moins 25 molécules en cours de développement pour le traitement de l'hépatite C. « On va assister à un changement de paradigme courant 2013, avec des traitements qui s'annoncent très efficaces et très bien tolérés », souligne-t-il.







( Source : AFP )


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