lundi 3 septembre 2012

Hantavirus : le Samu précise qu'il n'y a pas de cas en France



Le Samu de Paris a indiqué dimanche qu'il n'y avait eu à ce jour aucun cas de contamination de touristes français par l'hantavirus, qui a infesté des visiteurs du parc Yosemite (Californie), et qu'une procédure avait été mise en place pour y faire éventuellement face.

Le Dr Michel Nahon, praticien hospitalier au Samu de Paris, a assuré dimanche qu'il n'y avait aucune panique. L'impact est nul, a-t-il indiqué à l'AFP.

Le Samu de Paris a reçu sur le sujet une vingtaine d'appels, soit une trentaine pour l'Ile-de-France depuis l'appel à la vigilance lancé par les autorités sanitaires américaines, pour les personnes ayant visité le parc depuis la mi-juin.

On a deux types d'appel : les gens qui ont mal compris et sont allés aux Etats-Unis, mais pas dans le parc ou pas dans le camping Curry village, où la contamination s'est produite. Et ceux qui y sont allés et ont des symptômes tels que courbatures, fièvres, et qui se trouvent encore dans la période d'incubation possible, de 4 à 6 semaines, indique-t-il.

Beaucoup téléphonent par excès, mais il vaut mieux dans le doute appeler pour rien plutôt que ne pas appeler, pour bien dépister des cas possibles, indique-t-il.

Il précise qu'il n'y a eu à ce jour aucun cas de contamination.

Tous les Samu ont mis en place une procédure réactive, indique-t-il.

Si on a séjourné dans le parc et qu'il n'y a pas de symptômes, on ne fait rien. S'il y a des symptômes après un séjour au camping, ça peut être différentes choses, mais on considère la personne comme cas possible, explique le Dr Nahon.

Après interrogatoire médical, pour confirmer notamment si on est toujours dans la période d'incubation, on les orientera vers l'hôpital pour deux choses: éventuellement, en fonction de ce que diront les infectiologues, faire une analyse de sang pour isoler le virus, et surtout faire un traitement préventif des complications, afin de limiter les risques vitaux.

L'accès précoce aux soins modifie le pronostic, insiste le Dr Nahon.

Le camping Curry village est sur un terrain non bitumé, avec des petits animaux qui circulent, dont des rongeurs, certains étant porteurs de cet hantavirus. L'hantavirus en règle générale se transmet de rongeur à rongeur mais il arrive parfois qu'il change d'hôte, et qu'il se transmette à l'homme.

Pour être contaminée, il faut que la personne ait touché l'urine ou les déjections ou respiré assez longtemps des poussières contaminées, par exemple en mangeant au contact de la terre ou en dormant dans un lieu souillé.

Le virus est actif relativement peu de temps, selon le Dr Nahon, et la personne ne peut transmettre la contamination à une autre. Toutes les personnes contaminées ne développent la maladie.

Selon le Centre fédéral de contrôle et de prévention des maladies américain (CDC), 10.000 personnes ont fréquenté depuis la mi-juin le Curry village et sont donc susceptibles d'avoir été en contact avec le virus. Six cas de syndrome pulmonaire à hantavirus ont été détectés et d'autres cas potentiels sont surveillés. Deux des personnes infectées sont mortes.


©AFP


"La Vie Hospitalière" précise qu'un numéro vert est depuis le 2 septembre à la disposition du public, toutes les informations sur l'hantavirus sont disponibles sur le site du Ministère de la santé.

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