lundi 9 juillet 2012

L'Hôpital de Chateau-Thierry ne saurait subir les conséquences des orientations politiques malsaines !


Pour la région de Château-Thierry, l’ARS de Picardie souhaite réduire la permanence des soins (PDS) assurée par le service public hospitalier et supprimer l’unité de soins intensifs en cardiologie (USIC) une activité performante et essentielle pour sauver des vies, créée en son temps à Villiers Saint Denis et renforcée au sein du service de réanimation de Château-Thierry, unité  obtenu suite aux mobilisations faites au cours des années 2002 à 2007.

« La Vie Hospitalière » rappelle que cette PDS a été instituée dans le cadre de la loi HPST dite loi Bachelot, cette PDS a pour but de répondre aux soins non programmés, de 20 heures à 8 heures, du lundi au samedi, et durant toute la journée les dimanches et jours fériés. La mission de permanence des soins est organisée par l’ARS qui développe ainsi des orientations régionales centralisées qui en définitive ne retiennent que l’aspect comptable et non celui de l’égalité des soins pour tous, et ceci ne saurait être acceptable.


Le  conseil municipal  lors de sa séance du 22 février 2012 fait état d’une motion pour le développement du Centre hospitalier de Château-Thierry, s’opposant de fait à la suppression de la permanence des soins (PDS) dans cet établissement de santé. Lors d’une session du Conseil Général de l’Aisne une opposition au projet de l’ARS de Picardie (2) concernant le projet de suppression de la PDS s'est affirmé.
                                                                                                                                                                  Pour en revenir à ce Conseil municipal, il est dénoncé aussi que la barre est mise haute en ce qui concerne les critères retenus pour que l’établissement soit reconnu comme « Centre Intra Régional » (3)...


Il faut replacer le patient au centre même de l'Hôpital.
 Le 4 juin 2012 à Essômes sur Marne, lors d'une réunion publique,  Patrick Pelloux  , Président de l'AMUF, a déclaré : « Ne lâchez rien pour défendre l’hôpital public…! » il a dénoncé vivement la politique de santé mise en place par Sarkozy, Bachelot et les autres, dans le cadre de la loi HPST  qui bouleverse l'organisation des hôpitaux et de la médecine. 

Le 15 juin 2012 une réunion lancée à l’appel de l’intersyndicale de l’établissement (FO, CGT, CFDT,UNSA...) informe les personnels des risques  qui menacent de plus en plus le Centre hospitalier de Château-Thierry… 

(Article en cours)





1) Que de changement dans la direction même de cette ARS…: en mars la Directrice (Madame Bidaud) quitte cette « agence gouvernementale » remplacée en juin par Madame Cambon  qui a été en 2010 conseillère technique sur la politique de la santé publique auprès de Madame Bachelot  (alors ministre de la Santé et des Sports), puis de nouveau conseillère technique auprès de Madame Bachelot lorsque cette dernière est passée ministre des Solidarités et de la cohésion sociale en novembre de cette même année …

2) On centralise pour la cause sans même respecter les usagers qui se retrouvent devant une inégalité évidente des chances. Les spécialités chirurgicales sont de plus en plus dirigées vers un « certain marché », les intérêts ne sont pas les mêmes pour tout le monde…quant à l’intérêt général il passe en second plan dans la plupart des cas, on dépossède les hôpitaux publics de leurs possibilités de survivance.







ABROGATION DE LA LOI HPST !


L'Académie de Médecine s'inquiète de la disparition des services

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