vendredi 29 juin 2012

Un an avec sursis pour une IDE suite à une erreur de dosage mortelle...

 En mai 2006, à l'Hôpital pour enfants Gatien de Clocheville (dépendant du CHU de Tours), une jeune infirmière débutante a injectée une dose d'un produit cytotoxique (100 mg au lieu de 20 mg, soit 5 fois plus...)  à une petite fille de 18 mois, atteinte d'une leucémie grave. 

L'enfant a  eu une insuffisance cardiaque sévère suite à la surdose,  qui lui a été fatale quelque jours après.
L' infirmière accusée d'être la responsable du décès de cet enfant a été condamnée, hier, à un an de prison avec sursis, par le Tribunal correctionnel de Tours après sa comparution le 14 juin où elle reconnaissait pleinement sa faute.
Notons que l'infirmière, a reconnu les faits certes, mais la responsabilité de l'Hôpital est bien plus grande considérant que la représentante de la République a émis des doutes quant à la bonne organisation du service hospitalier, en effet l'infirmière débutante était seule dans le service,  aucun médecin était présent pour contrôler le protocole de soins...


Depuis cet accident il faut reconnaître que l'établissement a changé son mode de fonctionnement, et les produits des chimiothérapies font l'objet d'un double contrôle: un pharmacien ou une infirmière vérifie la dose préparée...

Pour "La Vie Hospitalière"  il faut malheureusement encore un accident grave pour rétablir des soins avec le moins de risque possible pour le patient.

Il faut encore que les patients subissent les conséquences d'une politique désastreuse de réduction drastique et injustifiée des personnels, pour que des plaintes en réparation des préjudices causés entraînent par la force des choses des réévaluations d'organisations.

 Il devient impératif que  les effectifs soient revus, afin d'assurer les soins dans les meilleures conditions possibles.


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