samedi 31 mars 2012

Le Centre hospitalier de Coulommiers menacé ?...

Après l'Union locale CGT qui dénonçait, fin décembre 2011, la fermeture prochaine des urgences chirurgicales au Centre hospitalier de Coulommiers la nuit, initiative que nous avons estimé purement déplacée car ce n'est pas quand les mesures sont prises qu'il faut agir mais bien avant, ainsi si des personnes professionnellement compérentes n'étaient pas intervenues ce sont toutes les urgences de nuit qui fermaient il faut s'en rappeler et surtout agir au bon moment, sans esprit démagogique tout autant.
Bref, c'est maintenant au tour du syndicat FO de dénoncer les fermetures des services de chirurgie....dès octobre 2012... avec bien évidemment un transfert vers le nouvel hôpital à Jossigny...?...

Cette fois nous avons estimé que la situation était particulièrement grave pour le devenir même du Centre hospitalier !
 
Le Syndicat Santé Solidaires du Centre hospitalier de Coulommiers (SSRC-SAS) est intervenu ce mois ci dans les meilleurs délais possibles afin d'avoir des informations et d'enrayer la situation qui pouvait devenir préjudiciable au Centre hospitalier lui même.

Il est grand temps d'arrêter de faire n'importe quoi !

Ci-dessous un extrait de la lettre adressée au Directeur de l'établissement :
..." certaines informations diffusées (...) dans l'établissement dénoncent la fermeture du bloc opératoire et des chirurgies dès l’ouverture du nouvel hôpital de Lagny-Marne-La-Vallée... ?...sans oublier la fermeture probable tout autant de l’unité de soins continue ?

...(...) si c'est une éventualité elle est dénuée de toute conscience concernant la nécessité pour notre région d'avoir un établissement permettant une offre de soins à la hauteur des besoins de la population.
Le nouvel hôpital  qui se termine à Jossigny, et qui va prochainement ouvrir  sera déjà saturé, il suffit de prendre en considération que le Centre hospitalier de Lagny-Marne-La-vallée (maître d'ouvrage) a décidé cette réalisation suite à une nécessaire expansion, le bassin de vie de Marne-La-Vallée approchant les 440.000 habitants, le Centre d'attraction de Disney n'est pas à négliger compte tenu de plus de 15 millions de visiteurs par an, 15 à 20.000 par jour, le double quelquefois...


 Le Centre hospitalier de Lagny-Marne-la-Vallée
fait partie du GHNEF avec les Centres hospitaliers 
de Coulommiers et de Meaux.

Suite de la lettre:

La centralisation des moyens ne doit pas être confondue avec la mutualisation des moyens...
La stratégie impose une diversification, un redéploiement et non le contraire, or, l'on s'aperçoit que la petite couronne de Paris est favorisée alors que passé les 50 km (environ) autour de la capitale nous commençons à ressentir une baisse de moyens de plus en plus préoccupante...

Sans aller trop loin l'hôpital de Nemours,  a eu sa  maternité de fermé, et ne dispose plus de services chirurgicaux (1) par exemple, or, la Seine-et-Marne représente 49 % de la superficie de l'Ile-de-france, qui elle même compte près de 12.000.000 d'habitants / 65.000.000 ce n'est pas rien, d'autant que la croissance pour la région Ile-de-france peut être estimée comme supéreure à 0,75% par an...
 Nous sommes  en droit de nous interroger sur le devenir du Centre hospitalier de Coulommiers d'autant que des structures privées ont été favorisées dans cette région (EHPAD "Les Champs",  MAS "Les Oliviers" etc)...

Le Centre hospitalier de Coulommiers est un établissement très bien placé géographiquement en Seine-et-Marne, ses services sont performants et les personnels sont à la hauteur de toutes les interventions et soins pouvant être réalisés pour les usagers, sachant que les cas d'extrème urgence, ou nécessitant des moyens particuliers sont en toute logique dirigés vers les services extra-muros  ayant la capacité de les traiter.

Le Centre hospitalier de Coulommiers est lui même un établissement performant qui ne saurait être déconsidéré par de quelconques orientations et/ou sous de quelconques prétextes quels qu'ils soient.
...(...)...

Pour en revenir à l'objet même de notre courrier nous nous interrogeons effectivement sur le devenir du Centre hositalier, sachant qu'il est toujours facile de réduire des services, de supprimer des lits, de supprimer des postes....mais que ces orientations, ces initiatives sont lourdes de conséquences à la fois au niveau social pour la région de Coulommiers qu' au niveau de l'offre de soins de proximité.

La région de Coulommiers mérite un hôpital performant encore faut-il comprendre que les enjeux de demain ne sont pas liés à la centralisation des moyens mais bien à l'expansion, de ces derniers,
sans laquelle une société ne saurait progresser.

Le nouvel hôpital de Jossigny pouvait être un exemple pour ceux qui défendent le service public hospitalier, il devient de plus en plus terne par sa dérive (service de radiothérapie sous contrôle... privé etc)...

Ce nouvel hôpital fonctionnera déjà à flux tendu en ce qui concerne la radiothérapie...avec probablement d'autres conséquences, mais là la responsabilité de Monsieur Claude Evin sera pleine et entière...

Ce nouvel hôpital sera déjà saturé car il n'a pas assez de lits (460lits...?...)  nous nous étions déplacés à la mairie de Jossigny, en février 2007, pour consulter l'ensemble du dossier , pièce par pièce, nous avons suivis de très près sur le terrain même les différentes étapes de l'ouvrage (qui est presque à l'identique du Centre hospitalier de Douai...) ...(...)... nous estimons que vouloir orienter les lits d'autres services de chirurgies (comme Meaux, la clinique de Saint-Faron, ou encore pourquoi pas de l'Hôpital de Coulommiers) est purement impensable !

Ces "orientations" vous n’en doutez pas contribueraient à avoir de graves incidences sur le devenir de notre établissement qui après avoir été privé des 30 lits de sa "Maison de retraite", subirait des dommages économiques qui pourraient lui être fatal, il est temps de responsabiliser tous ceux qui voudraient la mort de cet établissement exemplaire..."

Le Centre hospitalier de Coulommiers est performant
et pour le moins : indispensable et vital pour toute une région !

Le 26 mars le Directeur du Centre hospitalier de Coulommiers nous a informé que "Chacune des lignes de la lettre ouverte, comme du tract a pu être démentie "...


Deux jours ensuite, un  communiqué signé par  Madame Martine Ladoucette, Directeur du GHNEF et Présidente du Directoire du Centre hospitalier de Coulommiers, Monsieur le Docteur Georges Nicolaos, Président de la Commission médicale d’établissement et Vice-président du directoire, et Monsieur Benoît Fraslin, Directeur délégué et membre du Directoire, suite à la réunion du Directoire en date du 13 mars 2012 a été diffusé :

..." La question de la « fermeture de la chirurgie » n’a pas été évoquée au cours de cette réunion d’instance. Le point inscrit à l’ordre du jour était celui-ci : « premier bilan de la nouvelle organisation du bloc opératoire à compter du 5 mars 2012 ». A aucun moment, la « fermeture de la chirurgie » a été abordée au cours des débats. Il est donc surprenant que des échéances soient évoquées parmi les « informations » diffusées."...

Prudence toutefois car les orientations actuelles ont tendance à favoriser des groupes privés qui récupérent ce qui est rentable. Le nouvel hôpital à Jossigny peut permettre des opérations de détournements au profit d'intérêts privés.On a vu les manoeuvres engagées en ce qui concerne la radiothérapie et ceci apparaît très préoccupant; en effet un groupe privé entrera de plain-pied (CROS de Saint Faron à Mareuil-lès-Meaux) dans ce qui était préalablement prévu comme un service de radiothérapie publique réalisé avec des fonds publics.
Il faut se préoccuper grandement des orientations qui pourraient être prises...car sans pour autant crier "au feu!"...il n'y a pas, dit-on, de fumée sans feu...


L'Hôpital de Nemours a perdu sa maternité en 2007
 puis en 2010 ses services chirurgicaux.

 1) Est-il nécessaire de rappeler que nous avons effectivement ce malheureux exemple en Seine-et-Marne, avec l'hôpital de Nemours qui a progressivement perdu sa maternité puis ses chirurgies !

Il ne reste qu'une "unité d'anesthésie et de chirurgie ambulatoire" (6 places) c'est à dire que,  compte tenu de la population, et des risques environnementaux et autres, c'est dérisoire pour ne pas écrire autre chose, mais c'est aussi se moquer des usagers qui se doivent d'avoir un service hospitalier public de proximité digne de ce nom afin de faire face à la totalité des besoins de santé.














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