jeudi 17 mars 2011

Radiothérapie en Ile-de-france : risque de privatisation totale ?...

Le "Syndicat Autonome Santé" (SSRC-SAS) qui était intervenu dans le début du mois de mars auprès de Monsieur Claude Evin, a reçu la même réponse que lors de son intervention le 12 février...?... cette "réponse ronéotypée" ne corresond pas réellement aux interrogations du syndicat, qui souhaitait connaître les critères d'évaluation du seuil de 600 patients par an pour les services de radiothérapie.

L' organisation syndicale estime particulièrement :  

" qu'il y a aucune transparence pour ces services de radiothérapie (publics et privés confondus) en ce qui concerne notamment :

   a) les effectifs, par service de radiothérapie, leur niveaux de spécialisation et de formation.

  b) les chiffres d'affaires réalisés par ces services ? (qui apparaissent très lucratifs pour certains groupes)...   
   c) les projets qui sembleraient voir le jour sont majoritairement privés ? Les coûts même si ils sont conséquents sont en rapport avec des  profits qui apparaissent indécents."

"De là un triste constat: le droit aux soins devient de plus en plus coûteux au fur et à mesure que des groupes privés prennent possession des espaces auparavant publics. Les chiffres parlent.

Cette situation est pour nous très alarmante car de plus en plus nous assistons à une déviance en ce qui concerne la qualité effective des soins dispensés face à une optimisation des moyens mis en oeuvre dans
un but qui apparaît strictement lucratif, et très éloigné de l'intérêt général."

Le "Syndicat Autonome Santé" estime que : ..." la transparence à tous les niveaux devient un droit légitime pour tous les patients. Nous souhaitons vivement des orientations claires et réelles dans ce sens."

"Nous attirons très vivement votre attention sur ce point, sans oublier pour autant que les personnels doivent être en nombre suffisant, être suivis régulièrement, et surtout avoir des formations de mise à niveau par des formateurs afin d'éviter les accidents de surirradiation dont certains ont entraîné le décès des patients!

Nous souhaitons que les orientations de l'ARS d'Ile-de-france prennent en considération ces divers aspects, loin de tout intérêt autre que celui de l'intérêt général."

"La Vie Hospitalière" rappelle au sujet des accidents de radiothérapie l'intervention de l'Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (APRI), le 12 mai 2005,  auprès le l'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) suite à l'incident de radiothérapie survenu à Grenoble, il était dénoncé un travail à flux tendu, et, des problèmes de formations des agents.
Le Professeur Michel Bourguignon, Directeur Général adjoint de la sureté nucléaire et de la radioprotection avait précisé à l'APRI:

"L'ASN a élaboré un programme de contrôles qui a été étendu au niveau national dès 2055. Dans ce cadre, l'ASN visite les installations du secteur médical mettant en oeuvre des rayonnements ionisants, incluant les unités de radiothérapie. Ces visites de surveillance sont réalisée à l'occasion de la mise en service des installations, lors de leur suivi périodique, ou à la suite d'incidents. Elles ont pour but d''apprécier la conformité des installations aux règles de radioprotection. Le retour d'expérience de l'incident de Grenoble sera exploité à l'occasion des visites prévues en 2006 dans les services de radiothérapies"...

De nombreux incidents ont suivis dans d'autres services de radiothérapie (Epinal, Toulouse...) la vigilance est de mise, quant au SROSF ce service de radiothérapie de Mareuil-lès-Meaux il semble selon nos investigations que le personnel est en dessous des normes autorisées...

(A suivre)

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