lundi 28 février 2011

Hôpitaux libyens et aide internationale !

Des milliers de manifestants ont été soignés dans les hôpitaux au cours des derniers jours. Les hôpitaux libyens demandent de l'aide, les médecins sont à court de médicaments, de bandes, de gaze...
L'un des médecins de l'hôpital d' Al-Bayda (dans l'est du pays) dit qu'ils sont débordés  par le nombre de civils blessés ceci dès la première nuit de manifestation. 
Ils ne sont c'est évident pas équipés pour faire face à l'ampleur des blessés et à la gravité des blessures.

 "Nous avons  des blessures  qui ont été causées par des balles anti-aériennes"...

Un chirurgien orthopédiste à l'hôpital a montré à un journaliste une radiographie d'un fémur brisé... c'est indiscutable:
 "Ils ont  clairement tiré pour tuer!"...  "Nous sommes des civils, personne ne peut s'attendre à ces choses, c'est pourquoi nous sommes confrontés à des pénuries des choses les plus élémentaires, comme de la gaze et des antibiotiques."

Des convois d'aide médicale sont partis du Caire, ils ont envoyé des fournitures et des chirurgiens.  La plupart des blessures nécessitent des traitements spécialisés qui sont uniquement disponibles que dans les grandes villes.

Nous avons vu, dehors,  une ambulance immobilisée et criblée d'une vingtaine d'impacts de balles,  L'ambulancier a été amené à l'hôpital, malgré son état il a levé la main en signe de victoire quand il fut transporté au bloc opératoire... malheureusement victime d'un traumatisme sévère il n'a pas survécu.

Son crime: tenter de sauver des manifestants blessés.

Il apparaît  légitime de s'étonner de la lenteur de l'aide internationale (au niveau de certains organismes gouvernementaux), deux semaines sont passées et bien des hommes, des femmes et des enfants innocents ont été abattus...pourtant le "Croissant rouge" et la "Croix rouge" (ainsi que d'autres organisations internationales (1)) s'activent, mais les moyens sont insuffisants devant le carnage.

Beaucoup sont morts, leur crime: vouloir vivre libre, vouloir vivre dignement tout simplement il est vrai qu'on leur a donné, depuis plus de 40 ans, deux droits: Celui de se taire et celui de ne rien dire! Certes les morts ne parlent plus mais ils peuvent en dire long...long sur les pratiques de ceux qui mettent en avant pour gouverner : le profit, le profit de toutes choses et qui n'hésitent pas à exploiter encore et encore les pauvres gens.

Bien des pays suivent cet exemple, le peuple lui a toujours le mot de la fin.


1) Voir aussi:

http://www.msf.ch/news/articles/detail/soulevements-dans-les-pays-arabes-msf-aux-cotes-du-personnel-soignant-2/

3 commentaires:

  1. Les Etats-Unis ont fait monter la pression sur le colonel libyen Mouammar Kadhafi lundi en annonçant l'arrivée dans la région de forces navales et aériennes, et en estimant que l'exil du dirigeant constituait "une possibilité" pour mettre fin à l'insurrection dans le pays.
    Lien:
    http://www.rtbf.be/info/monde/detail_le-pentagone-positionne-des-forces-autour-de-la-libye?id=5695233

    RépondreSupprimer
  2. En ce qui concerne l'aide humanitaire de la France (qui a tardé il est vrai) les dernières informations sont les suivantes: ..." Un premier avion civil de type ATR42, transportant cinq tonnes de matériel médical et des médicaments, a décollé lundi vers minuit de la base militaire de Villacoublay, près de Paris. Le second appareil civil, un Dash 8, devait décoller vers 3 heures (02H00 GMT), et transporter trois à quatre médecins, deux ou trois infirmières, huit membres de la sécurité civile et huit logisticiens. Les deux avions devaient d'abord gagner tous deux l'aéroport du Caire, en Egypte, puis les cargaisons et les personnels devaient être acheminés par la route jusqu'à la ville de Benghazi, épicentre du soulèvement populaire.

    Une «massive» opération de soutien humanitaire

    François Fillon avait annoncé dans la matinée de lundi l'envoi de ces aides, «le début d'une opération massive de soutien humanitaire aux populations des territoires libérés». Les opérations d'évacuation effectuées au cours des derniers jours par le gouvernement français ont permis de rapatrier un total de 654 personnes (498 Français, et 156 étrangers, dont 45 Européens, 23 Maliens, 20 Libanais, 10 Comoriens et 10 Guinéens), avait indiqué lundi en milieu de journée le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero."

    RépondreSupprimer
  3. Au moins quatre morts et 35 blessés à Ras Lanouf, selon une source hospitalière ( ce jeudi à 16 heures 30)...!

    Comment s'appellent ceux qui laissent se réaliser de tels crimes?

    Des complices?

    Il va y en avoir du monde à poursuivre pour crime contre l'humanité!...

    RépondreSupprimer