mardi 4 janvier 2011

Grippe en secteur hospitalier : l'lnVS surveille...

Par l’intermédiaire du réseau OSCOUR® (Organisation de la Surveillance Coordonnée des Urgences), l'Institut national de Veille Sanitaire (InVS) recueille régulièrement les données transmises par les services d’urgences en France.

Ce réseau (mis en place depuis juin 2004 (1)) comporte 280 établissements en métropole, . Il couvre environ 45 % des passages aux urgences en France.
 Les données des patients passant aux urgences avec un diagnostic principal ou associé codé J10 et J11 (grippe à virus grippal identifié ou non identifié, 10ième classification internationale des maladies) extraites sont : la date de passage, l’âge, le lieu de consultation, le score de gravité et l’orientation (hospitalisation-transfert).
L’analyse des données permet de suivre la dynamique de l’épidémie et est déclinée par classe d’âge et par niveau géographique (national et régionaux).

Cas graves hospitalisés en réanimation

L’InVS a adapté la surveillance des cas graves de grippe admis en réanimation qui a débuté en semaine 50 auprès d’un réseau sentinelle de services de réanimation et s’étend dorénavant à l’ensemble des services de réanimation adultes et pédiatriques. Cette surveillance est pilotée par les cellules de l’InVS en région. Cette surveillance exhaustive a pour objectif de suivre l'évolution des formes graves de grippe. Elle vise notamment à identifier des situations d'alerte (mutation du virus, fréquence élevée ou changement notoire des caractéristiques épidémiologiques des cas graves).

Autres systèmes d’alerte

 L’alerte relative à des cas groupés de décès ou de formes graves de grippe ou pathologie émergente en France se fait à travers le réseau de médecins hospitaliers qui sont invités à notifier à l’InVS tous les phénomènes anormaux, notamment les cas groupés d’infections graves parmi le personnel soignant.

Tous les médecins sont par ailleurs invités à signaler à l’InVS par téléphone ou par courriel (dmi-emergences@invs.sante.fr), tout syndrome infectieux dont la fréquence et/ou les de survenue et/ou la présentation clinique et/ou la gravité sont jugés inhabituelles par le clinicien.


"La Vie Hospitalière" s'étonne toutefois que lors de la pandémie de grippe A, alors que sur le site du Ministère de la Santé on laissait croire à une mortalité de la population de grande ampleur (pour qui voulait le comprendre comme tel, bien évidemment) aucune information sérieuse était donnée concernant le nombre de décès directement liés au virus H1N1 comparé au nombre de décès liés à la grippe saisonnière.

Rappelant que nous étions intervenus auprès du ministère à ce sujet, et que nous n'avons jamais obtenue la moindre réponse...que penser ?...


1) Dans les territoires ultramarins depuis la fin de l’été 2010.

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