samedi 11 septembre 2010

La santé des salariés est de plus en plus malmenée

Les salariés supportent de plus en plus des pressions directement liées à leur environnement professionnel, les agressions contre leur santé se multiplient, ces dernières auront un coup économique non négligeable dans les années à venir, à ceci il faut ajouter  l'allongement potentiel toujours possible du travail (ce qui va à l'encontre même d'une politique sérieuse pour que chacun ait un travail tout autant sérieux, les petits boulots ne pouvant qu'être considéré comme une forme d'exploitation supplémentaire, loin de faire avancer l'économie ).
Les hôpitaux doivent aujourd'hui plus qu'hier répondre au dogme de la rentabilité. Rappelons la "note confidentielle" de l’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Ile-de-France  qui a prévu de faire passer de 6 à 11 "services hospitaliers de nuit" par département à un seul!
Voir l'article sur notre blog : «  Menaces sur les services hospitaliers de nuit, en Ile-de-france! ».
Cette note est purement irresponsable, comment peut-on continuer dans cette logique où ce qui prime est la rentabilité sans aucune considération de l'intérêt général?
Les manques d’effectifs et la pénibilité pour le personnel hospitalier (infirmières, aides-soignantes...) sont de plus en plus importants et graves de conséquences.

Mais il n'y a pas que les hôpitaux publics qui sont visés....le gouvernement s’attaque aussi aux organismes qui ont pour but de faire appliquer la loi et assurer aux salariés une garantie d’intégrité corporelle, humaine, sociale, nous pensons bien évidemment aux infirmières dans les entreprises, mais aussi aux médecins du travail, aux inspecteurs du travail...
Le dernier coup porté  est le vote d’un amendement dans le cadre de la loi sur les retraites concernant le taux d’invalidité.

Le gouvernement voulant montrer une "ouverture plus ou moins de façade" sur le travail pénible concernant l’octroi des retraites ne trouve rien de mieux que de modifier les décideurs sur le taux d’invalidité. Le médecin du travail était le seul à décider, maintenant il sera accompagné par deux salariés (nommés par le directeur de l'établissement) pour décider du taux d’invalidité…on est en droit de se poser la question sur les qualités qui seront requises pour les salariés choisis…

(A suivre)

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