mercredi 19 mai 2010

Une action exemplaire des IADE

Le 18 mai le trafic a été perturbé, à la gare Montparnasse, pour au moins une quarantaine de TGV.

Les infirmiers anesthésistes (1) dénoncent la non-reconnaissance de leur spécialité par le protocole Bachelot.

Le blocage des voies de la Gare Montparnasse, à Paris, a pris fin vers 17h, mardi 18 mai. Plusieurs centaines d’infirmiers anesthésistes bloquaient la circulation des TGV depuis plusieurs heures, afin d’interpeller l’opinion sur leurs revendications. Les voies ferrées ont été dégagées à la suite d’une intervention des gendarmes mobiles, qui ont évacué un à un les derniers manifestants.

Plusieurs heures de retard.

Selon la SNCF, qui a coupé le courant sur les voies, cette manifestation entraîne le blocage complet de la circulation des trains au départ et à l’arrivée de Montparnasse, pénalisant des milliers de voyageurs.

"Une quarantaine de TGV en provenance et à destination de Paris comptent d’ores et déjà trois heures de retard", a indiqué la SNCF, dans un communiqué précisant qu’elle avait dû supprimer des TGV au départ de Paris-Montparnasse.

Le reste de la manifestation s’apprêtait à se rendre devant le ministère de la Santé.

Selon les syndicats, le ministère a proposé aux manifestants deux réunions en juin pour "reformaliser les revendications". De son côté, le ministère a précisé qu’une délégation avait été reçue dans l’après-midi par la Direction générale de l’organisation des soins et qu’un calendrier de réunions avait été fixé avec plusieurs prévues dès le mois de juin.

Plus de deux tiers de grévistes

Réunis à l’appel du Syndicat national des infirmiers anesthésistes, et, soutenu par d'autres organisations syndicales CGT, SUD Santé (2)... les IADE étaient 2.500 à 3.000, selon les organisations syndicales (1.200 selon la police) au départ de la manifestation.

Sur toute la France, il y avait 80 à 100% de grévistes, selon les syndicats (64,7 % selon le ministère).

Cette grève a entraîné la fermeture d’une partie des blocs opératoires pour la journée. Programmée depuis 3 semaines, les hôpitaux ont eu le temps de s’organiser et seuls certains actes prévus et non urgents ont été repoussés, les urgences ayant bien sûr étaient assurées, a-t-on indiqué au ministère de la Santé.

Rappelant que les infirmiers anesthésistes ont commencé depuis plusieurs semaines leur mouvement de protestation.

Ils dénoncent la non-reconnaissance de leur spécialité par le protocole Bachelot et la possibilité pour des infirmiers n’ayant pas suivi leurs deux années de formation de pratiquer des actes d’anesthésie.





1)Les 7.500 infirmiers anesthésistes en France, qui assistent notamment les médecins anesthésistes dans les blocs opératoires, suivent cinq années d’études : trois ans de formation initiale pour le diplôme d’Etat puis après deux années d’exercice du métier, deux nouvelles années de formation.

2)Voir nos précédents articles notamment les interventions auprès des parlementaires.

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