mercredi 31 mars 2010

C'est à Paris que tout se joue...

L'allongement du temps d'activité est une décision irresponsable pour l'avenir!

La manifestation à Paris, pour les retraites, a démontré que les retraités ne s"en laisseront pas compter!

Le 30 mars , Place du 18 juin, (Gare Montparnasse) à Paris.les retraités manifestaient contre la remise en cause de la catégorie active et la menace concernant le niveau des retraites. Notons que SUD avait appelé à manifester dès 11 heures devant l'Assemblée Nationale.


Les revendications des organisations syndicales sont les suivantes, (pour rappel) :

- Le maintien du code des pensions et des statuts particuliers

- Le maintien de la catégorie active

- La prise en compte de la pénibilité

- Le calcul de la pension sur la base des six derniers mois

- arrêt de l’allongement de la durée de cotisation : « 40 ans c’est déjà trop ! »

Tandis que les dates du lundi 29 et mardi 30 mars 2010 avaient aussi été retenues comme celles de journées de grève et d’actions locales, régionales et nationales pour la filière infirmière.

Le gouvernement a décidé d’aller très vite concernant le dossier retraite il veut se servir de la Fonction Publique Hospitalière comme d’une première étape dans la perspective de la contre réforme globale qui se prépare, imposant la remise en cause de la catégorie active et ainsi du départ à la retraite à 55 ans!


Le mardi 30 mars sera présenté à l’Assemblée Nationale le projet de loi sur la « rénovation du dialogue social » incluant la lettre rectificative de Mme Bachelot sur la suppression de la bonification (1 an tous les 10 ans, Loi Fillon de 2003). ...
La remise en cause de la pénibilité de la profession infirmière, contre une revalorisation salariale relativet au changement de statut (passage de catégorie B à catégorie A) au regard de l’article 30 remet en cause les droits de la filière infirmière :

* la catégorie active et l’âge de départ en retraite
* le bénéfice de la majoration de durée d’assurance prévue par les dispositions de l’article 78 de la loi Fillon n° 2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites.


La Coordination Nationale Infirmière (CNI) demande : "le retrait de l’article 30, revendique une réelle revalorisation et une bonification qui acte notre pénibilité professionnelle."



L'Assemblée Nationale examine et va voter par l’intermédiaire d’un cavalier législatif un article de loi qui devrait supprimer la catégorie active des personnels paramédicaux et des cadres soignants de la Fonction Publique Hospitalière.

Cette décision gouvernementale prise de manière unilatérale en dépit d’annonces de dialogue social sur le sujet, augure mal du sort réservé au code des pensions civiles et militaires si nous laissons faire!

La position du "Syndicat Autonome Santé" est claire: " les pouvoirs publics ont aucune considération pour les personnels hospitaliers (médicaux et paramédicaux) alors que ceux-ci sont confrontés à une dégradation, sans précédent, de leurs conditions de travail et à une généralisation de la pénibilité du travail, situation qui ne pourra pas durer tant elle relève de l'irrationnel! ".

Les hospitaliers estiment que l’âge de départ en retraite doit être fonction de la pénibilité du travail, or selon les études objectives de la caisse de retraite CNRACL, 25 % des IDE (pour ne citer qu'eux) part à la retraite, en invalidité, et avec une espérance de vie inférieure à la moyenne de celle d’une femme en France.

La caisse de retraite CNRACL est largement excédentaire : 2.3 cotisants pour un retraité. C’est elle qui participe à la solidarité nationale en renflouant les caisses déficitaires par des mesures de compensations, est là aussi bien cohérent?
Comment comprendre l’urgence de l’article 30, alors que le dossier « retraite » doit être vu par le gouvernement dans le courant du deuxième semestre pour l’ensemble des salariés.

Toujours en ce qui concerne les infirmiers et infirmières ce sont d'’ici à 2015, environ 50% des infirmiers qui partiront en retraite. Compte tenu des conditions de travail ces professionnels de la Santé, se devraient de faire cinq années de travail supplémentaires, avec pour seule contrepartie une augmentation à minima, qui ne prend même pas en considération réelle leurs responsabilités et compétences professionnelles.


En Ile de France, SUD santé-sociaux a appellé à un rassemblement unitaire devant l’Assemblée Nationale pour exiger le retrait de l’article de loi sur la suppression de la catégorie active.Les organisations syndicales FO - CFTC - CFE CGC - UNSA SANTE ont quant à elles décidées : " d’agir avec détermination pour que ce projet de suppression de la catégorie active soit purement et simplement retiré de l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale"...


Effectivement nous ne devons pas laisser les représentants du Peuple agir contre les droits des retraités, et des personnels de la Fonction Publique tout autant!

Il faut réagir et agir vite, nous avons démontré notre détermination devant, notamment, l'Assemblée Nationale, maintenant il apparaît tout autant important de mettre nos députés (1) le dos au mur...dans un premier temps il faut leur écrire (voir lettre type )...
.
Pour ne pas conclure...à suivre.






1) Soit par voie postale à l’adresse ci-dessous:
A l'attention de M. (Mme)...
Palais Bourbon, Casier de la Poste, 75355 Paris 07 SP.
Soit en déposant la lettre à sa permanence, ou encore par courriel:

Toutes les adresses des députés sont disponibles sur :

http://www.assemblee-nationale.fr/12/tribun/central8.asp


Lettre type à envoyer à vos députés (Faites un copier-coller de la lettre ci-dessous, modifiez la, si besoin,):

M.(Mme.)...
Adresse...
Profession...


A
M.(Mme.)...
Député(e) de ...


Objet : Maintien de la catégorie active dans la FPH

Monsieur (Madame) le Député,

Depuis le 30 mars amené à vous positionner sur le Projet de loi relatif à la rénovation du dialogue social dans la fonction publique, n° 1577, déposé le 1er avril 2009.

Une lettre rectificative ajoutée par le Gouvernement introduit dans cette loi un article 30 qui fait fi de tout dialogue social et anticipe sur les négociations à venir sur les retraites réaffirmées par le Président de la République le 24 mars 2010.

Ainsi pour les infirmières qui bénéficient maintenant de la reconnaissance de leur niveau de formation au niveau licence et du fait de leur passage en catégorie A, se voient forcées à opter pour l’abandon de la catégorie active.
Il est particulièrement anormal de considérer une profession (dont la majorité est féminine), qui doit s'exercer de jour comme de nuit, dimanches et jours fériés, soit considérée comme sédentaire!

A notre connaissance rien n’a changé dans la pénibilité des missions et activités des infirmières de fait comment admettre le passage d'actif en sédentaire?.

D’autre part, nous rappelons que les infirmières spécialisées étaient déjà en catégorie A depuis plusieurs années, mais néanmoins à juste titre maintenues en catégorie active.
Ceci démontre que rien ne peut justifier cette situation d'autant que rien n'a changé dans leurs compétences et dans leur statut!

Nous vous demandons Monsieur (Madame) le Député, de vous opposer à cet modification injustifiée, incohérente et en totale contradiction avec la promesse du Président de la République de dialogue social à venir sur les retraites.

Recevez, Monsieur (Madame), le Député l"expression de nos sentiments distingués.

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